Les victimes des atrocités et les combattants de la liberté à travers l’histoire peuvent inspirer les générations futures à bâtir des sociétés justes, a déclaré la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à l’occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, commémorée chaque année le 23 août.
« Il est temps d’abolir l’exploitation humaine une fois pour toutes et de reconnaître la dignité égale et inconditionnelle de chaque individu », a affirmé Mme Azoulay.
Inscrire la tragédie dans la mémoire collective
Cette Journée vise à inscrire la tragédie de la traite négrière dans la mémoire de tous les peuples.
Faisant écho aux objectifs du projet interculturel de l’UNESCO Les Routes des personnes mises en esclavage, elle doit offrir une occasion de réflexion collective sur les causes historiques, les méthodes et les conséquences de cette tragédie, ainsi que sur les interactions qu’elle a engendrées entre l’Afrique, l’Europe, les Amériques et les Caraïbes, a expliqué l’agence onusienne, qui coordonne chaque année la commémoration.
La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, a souligné que si cette Journée honore les victimes de la traite négrière transatlantique, « le combat n’est pas terminé ».

« L’esclavage moderne persiste », a-t-elle rappelé. « Confrontons l’injustice, passée et présente, et défendons la dignité et les droits de chaque personne. »
Pour sa part, l’ONU œuvre en ce sens, notamment à travers son Programme de sensibilisation sur la traite transatlantique des esclaves et l’esclavage, lancé en 2007.
Une révolte qui a conduit à l’abolition
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, à Saint-Domingue — aujourd’hui Haïti — débuta une insurrection qui allait jouer un rôle déterminant dans l’abolition de la traite négrière transatlantique.
C’est dans ce contexte que la Journée internationale est commémorée à travers le monde. Elle a été célébrée pour la première fois dans plusieurs pays, notamment en 1998 en Haïti et en 1999 sur l’île de Gorée, au Sénégal, lieu d’embarquement forcé de millions de personnes réduites en esclavage vers l’océan Atlantique.
« Aujourd’hui, souvenons-nous des victimes et des combattants de la liberté du passé afin qu’ils puissent inspirer les générations futures à bâtir des sociétés justes », a déclaré Mme Azoulay de l’UNESCO.
Source : NATIONS Infos