Après une enquête de sept ans, la section de lutte contre le trafic d’espèces sauvages de l’Unité d’investigation sur la criminalité organisée grave a démantelé un important réseau transnational de trafic de cornes de rhinocéros.
Ce syndicat est lié à un système frauduleux portant sur 964 cornes de rhinocéros, d’une valeur de plusieurs millions de rands, destinées aux marchés illégaux d’Asie du Sud-Est.
Six suspects, âgés de 49 à 84 ans, font face à des accusations de fraude, de vol et de violation de la Loi nationale sur la gestion de l’environnement : biodiversité (NEMBA) de 2004. D’autres chefs d’accusation de criminalité organisée et de blanchiment d’argent sont également envisagés.
Le ministre des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement, le Dr Dion George, a salué ces arrestations comme une victoire décisive dans la lutte de l’Afrique du Sud contre la criminalité faunique internationale.
« Cette enquête complexe, également soutenue par l’unité de contrôle du ministère (les Green Scorpions) et l’Autorité nationale des poursuites, démontre de manière éclatante la détermination de l’Afrique du Sud à protéger son patrimoine naturel », a déclaré le ministre George. « Le travail des Hawks montre que nos agences d’application de la loi n’hésiteront pas à poursuivre ceux qui pillent notre faune à des fins criminelles. Le commerce illégal de cornes de rhinocéros détruit non seulement la biodiversité, mais mine aussi l’état de droit et les fondements de la gouvernance environnementale. »

Les investigations révèlent que les suspects auraient trompé le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement en obtenant, sous de faux prétextes, des permis leur permettant d’acheter et de vendre des cornes de rhinocéros sur le marché intérieur, tout en les acheminant vers les marchés internationaux illégaux. En vertu de la loi sud-africaine, le commerce intérieur est autorisé avec des permis valides délivrés par le DFFE, conformément à la NEMBA. En revanche, le commerce international de cornes de rhinocéros est interdit par la Convention sur le commerce international des espèces menacées de faune et de flore sauvages (CITES).
Les six suspects — cinq hommes et une femme — se sont rendus aux Hawks au poste de police de Sunnyside et ont comparu devant le tribunal de première instance de Pretoria le 19 août 2025.
Le Dr George a ajouté : « Qu’il n’y ait aucun doute : l’Afrique du Sud appliquera toute la rigueur de la loi contre ceux qui pillent notre faune. Cette arrestation prouve que les syndicats criminels ne peuvent échapper à la justice, aussi complexes que soient leurs stratagèmes. »