Ce projet répond directement aux conclusions de la Commission vérité, réconciliation et réparations (CVR) sur les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires commises entre 1994 et 2017.
Le gouvernement des États-Unis, par l’intermédiaire de son ambassade à Banjul et du Bureau des affaires internationales de lutte contre les stupéfiants et de répression (INL) du Département d’État, a lancé mardi 8 septembre un projet de renforcement des enquêtes médico-légales d’une durée de 24 mois, doté d’un budget de 930 000 dollars, en Gambie. Ce programme sera mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en partenariat avec le ministère de la Justice et des organisations de la société civile.
Le chargé d’affaires Robert Anderson a pris la parole lors de l’événement de lancement, soulignant le soutien du gouvernement américain aux efforts déployés par la Gambie pour que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles. « Les États-Unis sont fiers d’apporter leur soutien à la Gambie qui renforce sa capacité à poursuivre la justice, à établir les faits et à apporter des réponses aux familles qui attendent depuis si longtemps », a-t-il déclaré.
Ce projet répond directement aux conclusions de la Commission Vérité, Réconciliation et Réparations (CVRR) sur les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires commises entre 1994 et 2017. Il soutient le Mécanisme spécial de lutte contre la criminalité organisée (MSC) du gouvernement gambien, notamment le Bureau du Procureur spécial, la Division criminelle spéciale de la Haute Cour et le futur Tribunal spécial soutenu par la CEDEAO. Cette initiative vise à combler les lacunes du système judiciaire et médico-légal gambien tout en contribuant à la mise en place d’un système de justice pénale moderne.
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement des États-Unis soutiendra la formation d’agents des forces de l’ordre et d’experts médico-légaux gambiens qui transmettront ensuite leurs compétences à d’autres au cours des deux prochaines années. Le projet financera également la modernisation des infrastructures et des équipements médico-légaux, notamment des laboratoires modernes d’analyse ADN, de toxicologie, de criminalistique numérique et d’autres services essentiels. Il aidera également le ministère de la Justice à mettre en place une équipe gambienne d’experts médico-légaux, travaillant en collaboration avec un expert régional en la matière, afin d’identifier les restes humains et de déterminer les causes des décès.
Des procédures opérationnelles, des protocoles et des manuels de formation standardisés encadreront les enquêtes médico-légales, le traitement des preuves et la gestion des scènes de crime. Ces outils renforceront également la coordination entre la police gambienne, le ministère de la Santé, le ministère de la Justice, le Bureau du Procureur spécial et les partenaires de la société civile, notamment le Réseau africain contre les exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées (ANEKED) et le Centre gambien pour les victimes de violations des droits de l’homme.
Ce projet s’appuie sur le partenariat de longue date entre les États-Unis et la Gambie et sur notre intérêt commun pour la sécurité et la stabilité, avec des institutions capables de rendre la justice. Par l’intermédiaire de l’INL, le gouvernement américain investit depuis longtemps dans le renforcement des capacités des pays partenaires à enquêter sur les crimes, à faire respecter les droits humains et à garantir une justice responsable. En aidant la Gambie à se doter de capacités médico-légales durables et de niveau international, les États-Unis réaffirment leur confiance dans le peuple gambien et ses institutions, ainsi que leur soutien indéfectible à un système judiciaire capable de servir le pays pour les générations futures.
Source : Africa Newsroom


